cortadeCela couvait depuis un certain temps déjà. Hier à l’occasion du conseil municipal du Pontet, le public a dû être surpris par la violence des échanges entre Alain Cortade et son deuxième adjoint également Conseiller Général UMP Claude Toutain. En ligne de mire, les municipales aiguisent les appétits et en coulisse depuis quelques mois, certains verraient d’un très mauvais œil un quatrième mandat d’Alain Cortade. A l’instar d’Avignon, le bateau municipal pontétien prend l’eau de toute part.

C’est à l’occasion de la première délibération que les tensions sont apparues entre Alain Cortade et Claude Toutain. Chose exceptionnelle dans l’antre de la « démocratie » version Cortade, crime de lèse-majesté, un adjoint a eu l’outrecuidance de voter contre une délibération. Une empoignade s’en suivi et elle ne sera pas la dernière durant cette soirée.

Pour comprendre, faisons un petit retour en arrière

En juin 2011, Alain Cortade est pris d’un malaise lors d’une réunion de travail à la mairie du Pontet. Après

un été de repos et au moment où toutes les rumeurs courent sur son avenir politique, en septembre il clarifie la situation à l’occasion du conseil municipal de rentrée.

« J’ai pris la sage décision de me consacrer essentiellement à la mairie du

Pontet, que j’aime par-dessus tout. Mes autres mandats seront autogérés, certains arrivant à terme comme le Scott ou le schéma territorial. Pour le Grand Avignon mes délégations seront honorées par ma présence au conseil d’administration. Mais je ne le présiderai pas. Je vais être raisonnable. Je sais que je peux compter sur vous, même si nos avis sont parfois divergents. Je saurai déléguer et je vous fais confiance. Ma carrière politique se termine, il est temps que je laisse la place »

. (Sources Dauphiné).

Depuis ce moment, les ambitions de ses adjoints pour assurer sa succession n'ont cessé d'être grandissantes, semant parfois la zizanie dans la majorité municipale.

Lors des vœux de 2012 au boulodrome, Alain Cortade habituellement rompu à un usage autocratique du pouvoir donne à cet instant le sentiment d’adouber Claude Toutain en le « laissant parler » à la tribune durant 25mn devant les Pontétiens. Un effort incommensurable pour ce démocrate croyant mais pas pratiquant.

La forme physique et la « gnac » étant de nouveau au rendez-vous pour Alain Cortade, contre toute attente, en juin 2012 il annonce qu’il ne s’interdit rien pour les municipales 2014. Info ou intox ?

Voilà en tout cas une première fissure dans le bateau municipal

Un coup d’arrêt pour Claude Toutain qui se voyait déjà dans le fauteuil de maire. Lui qui s’était rapproché du directeur de cabinet de Cortade, Marc Dubois, un historique de l’UMP, pour travailler le parti afin de s’assurer confortablement la succession du Leader Maximo.

Dès lors en interne, les relations vont se dégrader jusqu’au point de non-retour : le rapprochement entre Claude Toutain et Jean-Marie Pape, le plus farouche opposant à Alain Cortade.

A tritre personnel, il semble que les grands dossiers de la COGA dont le Tramway ont aujourd’hui la faveur d’Alain Cortade. Ce projet dont le tracé est largement favorable au Pontet devrait requalifier une ville dont l’attractivité repose exclusivement sur la zone d’Auchan Nord.

En Off, il se dit donc qu’il préfèrerait son siège au Grand Avignon plutôt que son poste de Maire. Or pour être réélu à l’agglo en 2014, il devra obligatoirement être sur une liste aux municipales et faire des alliances politiques. Autre obstacle, à ce jour il n'est pas sûr d’avoir le logo UMP lors de cette échéance. Au cas où, l’UDI de Jean-Louis Borloo aurait la faveur d’Alain Cortade. Certains annoncent même secrètement sa venue pour un grand meeting au Pontet.

Le temps qui nous séparent de ces municipales est encore long

Si il y avait un dénominateur commun entre les « faux amis » Roig-Cortade, ce serait leur appétit pour le pouvoir absolue et les dorures qui l'accompagnent, et à l’instar de Molière ou de Dalida (au choix), leur volonté de mourir sur scène.

Pour conclure un conseil agité, une dernière altercation a eu lieu entre Alain Cortade et l'un des élus de la majorité, le conseiller municipal Alexandre Quet. « Mais vous êtes qui vous pour me parler comme ça ? » a-t-il répondu au jeune élu frondeur.

Encore un qui reprend sa liberté…