À quelques semaines des sénatoriales, Anaïs Hausmann, la compagne d’Olivier Galzi, tente de se faire une place dans le paysage politique vauclusien.
Inconnue du grand public et des élus vauclusiens, la candidate partira sous la bannière du « Bon sens des territoires » : moins de partis, moins d’appareils, moins d’idéologie. Dans une récente interview, elle expliquait vouloir faire de la politique autrement et se disait éloignée des « logiques d’appareils ».
Le discours est séduisant. Les photos racontent une histoire un peu différente.
Cet été, Anaïs Hausmann s’affichait avec Yaël Braun-Pivet : députée macroniste depuis 2017, ancienne ministre et présidente de l’Assemblée nationale.
Ce vendredi, pour lancer son cercle « Femmes de Territoire », elle a reçu Aurore Bergé : passée par l’UMP puis LR avant de rejoindre Emmanuel Macron dès 2017, ancienne présidente du groupe Renaissance et plusieurs fois ministre. Deux poids lourds de la Macronie.
En matière d’éloignement des appareils politiques, on a connu plus radical.
Voilà donc une drôle de façon d’incarner cette politique nouvelle promise par le couple Galzi-Hausmann.
On explique que les partis ont confisqué la politique. On vante les territoires contre les appareils. On transforme même l’inexpérience politique en vertu.
Mais lorsqu’il faut exister, on retrouve soudain les bonnes vieilles recettes : personnalités nationales, photos, communication et exposition aux côtés de figures du pouvoir.
Finalement, le « bon sens » semble être une notion assez subjective.
Jamil Zéribi

