Crédit photo: Grand Avignon/ Anthony Beignard
Réunis à l’initiative d’Olivier Galzi, les principaux acteurs institutionnels du territoire ont affiché une position commune sur un dossier structurant : la Liaison Est-Ouest (LEO). Cette rencontre, organisée au siège du Grand Avignon, marque une tentative de relance politique et financière autour de la tranche 2 du projet, aujourd’hui en attente.
Autour de la table, un large éventail de collectivités concernées : la Région Sud, les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, les agglomérations du Grand Avignon et de Terre de Provence, ainsi que plusieurs communes directement impactées comme Avignon, Châteaurenard ou Rognonas. Cette mobilisation transversale vise à renforcer le poids politique du dossier auprès de l’État, principal décideur en matière d’infrastructures routières de cette envergure.
Au cœur des échanges, la volonté d’avancer de manière coordonnée. Les élus ont ainsi acté la création d’un « pack territorial », conçu comme une alliance stratégique pour porter une seule voix. L’objectif est double : clarifier le projet dans ses contours techniques et sécuriser les conditions de sa mise en œuvre. Le scénario retenu repose sur une version dite « LEO 2 », jugée plus réaliste et mieux intégrée sur les plans environnemental et paysager.
Autre point structurant : le refus d’un découpage en plusieurs phases. Les élus défendent une réalisation globale de la tranche 2, estimant qu’un phasage nuirait à la cohérence et à l’efficacité de l’infrastructure. La question du pilotage reste toutefois ouverte, avec la nécessité d’identifier rapidement un maître d’ouvrage capable d’assumer à la fois la conduite opérationnelle et le préfinancement du projet.
Sur le plan environnemental, les collectivités s’engagent à accompagner les contraintes réglementaires, notamment en matière de compensation écologique. Un positionnement attendu sur ce type d’infrastructure, régulièrement critiquée pour son impact sur les territoires traversés.
En toile de fond, c’est bien la question du financement qui cristallise les enjeux. Les élus demandent explicitement un réengagement de l’État et prévoient d’adresser un courrier en ce sens aux plus hautes autorités, dont le Président de la République et le gouvernement. Pour le maire d’Avignon et Président du Grand Avignon, Olivier Galzi, la LEO reste un levier central pour désengorger un bassin de vie soumis à une forte pression routière, tout en soutenant le développement économique et les objectifs de transition écologique.
Ce front commun regroupe notamment Renaud Muselier (représenté), Dominique Santoni, Martine Vassal (représentée), ainsi que plusieurs élus locaux et vice-présidents d’agglomération en charge de l’aménagement et des mobilités.
Une configuration institutionnelle élargie, qui traduit la dimension stratégique, mais aussi la complexité, de ce projet attendu depuis plusieurs années.

