La nouvelle prison du Comtat Venaissin a été inaugurée vendredi 11 septembre à Entraigues-sur-la-Sorgue. D’une capacité de 400 places, elle accueillera ses premiers détenus à partir du 1er décembre. Une ouverture majeure à quelques kilomètres seulement de la prison d’Avignon-Le Pontet, confrontée depuis plusieurs années à une forte surpopulation carcérale.
Le Vaucluse compte désormais un deuxième établissement pénitentiaire.
Construit à Entraigues-sur-la-Sorgue, le centre de détention du Comtat Venaissin vient d’être inauguré. Selon Gérald Darmanin, les premiers détenus y seront accueillis à compter du 1er décembre 2026.
Le nouvel établissement représente 400 places et près de 27 000 m² de surface de plancher. Les travaux avaient débuté en janvier 2024.
Contrairement à une maison d’arrêt, le centre de détention est destiné à accueillir des personnes condamnées. L’établissement comprendra notamment plusieurs quartiers de détention, un quartier « respect », une unité destinée aux détenus vulnérables ainsi que des unités de vie familiale.
Son ouverture doit également générer plusieurs centaines d’emplois. Selon FO Justice, l’organigramme prévisionnel prévoit 242 agents, dont 185 surveillants.
À quelques kilomètres d’une prison du Pontet surchargée
L’ouverture prend surtout une dimension particulière en raison de la proximité du centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet, situé à seulement quelques kilomètres.
Au 1er mai 2026, celui-ci comptait 1 094 détenus pour 745 places, soit environ 147 % d’occupation.
La construction d’un deuxième établissement pénitentiaire en Vaucluse avait d’ailleurs été considérée comme prioritaire par l’État en raison de la surpopulation du Pontet.
Les 400 nouvelles places d’Entraigues ne permettront cependant pas de résoudre mécaniquement cette situation. Le Comtat Venaissin est un centre de détention destiné aux condamnés, tandis que la surpopulation carcérale touche particulièrement les maisons d’arrêt.
Les deux établissements fonctionneront néanmoins en complémentarité : la blanchisserie du Comtat Venaissin doit par exemple également prendre en charge les besoins de la prison du Pontet.
L’arrivée des premiers détenus, le 1er décembre, permettra donc de mesurer progressivement l’impact réel de ces 400 nouvelles places sur la situation carcérale vauclusienne.
Une chose est certaine : avec deux établissements pénitentiaires distants de seulement quelques kilomètres, le Vaucluse change désormais de dimension sur la carte carcérale française.

