Crédit photo : Grand Avignon/Clotilde Arnaud
Olivier Galzi a été élu président du Grand Avignon avec une large majorité : 63 voix sur 73. Un score sans suspense, mais qui ne doit rien au hasard. Derrière cette victoire, un accord politique assumé : des voix en sa faveur en échange de vice-présidences, y compris pour l’extrême droite. Résultat, le Rassemblement national fait son retour dans l’exécutif de l’agglomération. Une recomposition qui interroge autant qu’elle clarifie les lignes.
Au-delà du score, c’est surtout le périmètre d’action qui donne toute sa portée à cette élection. Le Grand Avignon concentre des compétences structurantes pour le territoire : développement économique, aménagement foncier, mobilités, logement, transition écologique ou encore propreté. Autant de leviers concrets qui influencent directement l’activité des entreprises, l’emploi et l’attractivité globale.
Le nouveau président s’inscrit dans une forme de continuité, en affirmant vouloir poursuivre les actions engagées par son prédécesseur Joël Guin. Plusieurs dossiers majeurs sont déjà identifiés : Programme Alimentaire Territorial, Courtine Confluence, Natura Parc ou encore le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain. En parallèle, Olivier Galzi entend rouvrir des sujets sensibles comme la Liaison Est-Ouest (LEO) et s’attaquer aux problématiques de circulation, notamment dans le cadre du plan Faubourgs d’Avignon.
Cette configuration lui offre des marges de manœuvre réelles.
Elle place aussi le nouveau président face à une exigence forte : transformer ses nombreux engagements de campagne en résultats concrets. Dans un contexte où les attentes sont élevées, notamment du côté des acteurs économiques, la question n’est plus celle de la capacité à agir, mais celle de l’efficacité dans l’exécution.
Jamil Zéribi

